Ticket restaurant papier ou carte : que choisir en 2026 ?

Ticket restaurant papier ou carte ? Les deux sont légaux en 2026, mais le papier est menacé. Comparez monnaie, plafond, coût et réforme avant de choisir.

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Anne-Gabrielle Compagnon

November 1, 2026
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May, la plateforme des avantages salariésBlog
Ticket restaurant papier ou carte : que choisir en 2026 ?

📌 À retenir

  • En 2026, le ticket restaurant papier et la carte sont tous deux autorisés par le Code du travail, avec les mêmes règles d'exonération et le même plafond d'utilisation de 25 € par jour.
  • La différence tient à l'usage : la carte débite le montant exact et permet de suivre son solde, alors que le papier ne rend pas la monnaie.
  • Le support est choisi par l'employeur, pas par le salarié.
  • Une proposition de loi prévoit la fin du papier au 1er janvier 2028, mais elle n'est pas définitivement adoptée.
  • May réunit le titre-restaurant et d'autres avantages exonérés de charges, dans le respect des plafonds URSSAF.

Ticket restaurant papier ou carte : en novembre 2026, les deux supports sont autorisés et obéissent aux mêmes règles. Le choix appartient à l'employeur. Une réforme annonce la fin du papier, mais ce n'est encore qu'une proposition de loi, non votée définitivement.

Les échéances annoncées pour la fin du papier ont varié (2022, 2027, puis 2028). Seule la proposition actuelle vise le 1er janvier 2028.

Deux enjeux se croisent. Il faut d'abord rester conforme. Mais vous voulez aussi un titre que vos salariés utilisent sans effort : le titre-restaurant reste un levier de pouvoir d'achat. Un support mal choisi pénalise l'un ou l'autre.

Ticket restaurant papier ou carte : les deux sont-ils encore autorisés ?

Oui. En novembre 2026, le ticket restaurant papier et la carte sont tous deux légaux. Vous pouvez distribuer vos titres-restaurant sur un support papier ou dématérialisé, sans condition particulière.

Ce que dit le Code du travail sur le support

L'article R. 3262-1 du Code du travail prévoit expressément les deux formes : les titres-restaurant peuvent être émis sur papier ou sous forme dématérialisée. Le texte ne place aucun support au-dessus de l'autre et n'en impose aucun.

Autrement dit, la loi fixe les règles, pas le support. Le plafond d'exonération, la part de l'employeur et la limite d'utilisation journalière valent aussi bien pour un carnet de titres papier que pour une carte rechargée chaque mois.

Un titre-restaurant reste un titre-restaurant, qu'il soit imprimé ou affiché dans une application. Le format dématérialisé n'est ni une option risquée ni un régime à part.

La CNTR, Commission nationale des titres-restaurant, est l'instance nationale de concertation du secteur des titres-restaurant.

Pourquoi la question se pose en 2026

Deux raisons expliquent que dirigeants et responsables RH s'interrogent aujourd'hui.

D'abord, la carte s'est largement installée. Beaucoup de salariés l'utilisent déjà au quotidien, et de nombreux employeurs hésitent à conserver le papier.

Ensuite, une réforme est en cours. Une proposition de loi prévoit de rendre le titre-restaurant dématérialisé à terme. Mais elle n'est pas définitivement adoptée. La section dédiée à la réforme distingue ce qui est voté de ce qui est proposé.

À retenir pour l'instant : rien ne vous oblige à changer de support aujourd'hui. Mais mieux vaut connaître l'échéance proposée avant de renouveler votre contrat avec un émetteur.

Quelles différences concrètes entre le ticket restaurant papier et la carte ?

Sur le plan légal et fiscal, il n'y a aucune différence : mêmes règles, mêmes plafonds. Les écarts apparaissent à l'usage, au moment de payer : monnaie, suivi du solde et achat en ligne.

Ce qui ne change pas : exonération, part employeur, plafond

Que le titre soit sur papier ou dématérialisé, les règles sont les mêmes. Trois points valent pour les deux supports.

  • Exonération : d'après Service-Public Entreprendre, la part de l'employeur est exonérée dans la limite de 7,32 € par titre pour les titres émis à partir du 1er janvier 2026.
  • Part employeur : elle représente entre 50 % et 60 % de la valeur du titre. Avec 7,32 € de participation, le titre doit donc valoir entre 12,20 € et 14,64 €. Tout ce qui dépasse le plafond est réintégré dans l'assiette des cotisations.
  • Plafond d'utilisation : 25 € par jour.

Pour le détail du calcul, consultez notre page sur la part employeur des titres-restaurant. Sur le bulletin de paie, le ticket restaurant déduit du salaire correspond à la part du salarié, quel que soit le support.

Ce qui change à l'usage : monnaie, solde, paiement en ligne

C'est le rendu de monnaie qui coûte le plus au salarié. Un titre papier ne se rend pas : avec un titre de 12 € pour un achat de 9,50 €, les 2,50 € restants sont perdus. La carte, elle, débite le montant exact.

Critère Ticket restaurant papier Carte restaurant (ticket restaurant dématérialisé)
Rendu de monnaie Non : l'écart est perdu Sans objet : paiement au centime près
Suivi du solde À compter soi-même, titre par titre Solde consultable en temps réel
Paiement en ligne Impossible Possible, selon les émetteurs, sur les plateformes acceptant la carte
Dépassement du plafond du jour Gestion manuelle au moment du paiement Le complément se règle selon les modalités de l'émetteur et du commerçant

💡 Bon à savoir : le plafond de 25 € par jour vaut pour les deux supports. Avec des titres papier, le salarié doit lui-même veiller à ne pas le dépasser.

Mais ces avantages d'usage ne rendent pas le papier illégal. Un salarié qui déjeune chaque jour dans le même restaurant, pour un montant proche de la valeur du titre, perd peu de monnaie. À l'inverse, celui qui multiplie les petits achats en boulangerie ou commande en ligne tire pleinement parti de la carte.

Le ticket restaurant papier va-t-il disparaître, et quand ?

La fin du ticket restaurant papier est proposée pour le 1er janvier 2028, mais rien n'est encore décidé. Le texte est une proposition de loi, adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale. Tant qu'elle n'est pas promulguée, le papier reste légal.

Ce qui est proposé et ce qui est voté

La proposition de loi « Moderniser et rééquilibrer le fonctionnement du titre-restaurant » a été adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale. Dans sa version actuelle, elle prévoit une dématérialisation du titre-restaurant au 1er janvier 2028.

Reste le Sénat. Il doit examiner le texte le 19 novembre 2026, selon la presse spécialisée. Une adoption définitive puis une promulgation devront suivre.

💡 Bon à savoir : la fin du papier au 1er janvier 2028 reste une proposition de loi. Vérifiez l'issue du vote du Sénat avant toute décision engageante.

D'autres points sont en discussion :

  • une prolongation de la dérogation pour les achats alimentaires est évoquée ;
  • un double plafond, 15 € en grande surface et 25 € au restaurant, est évoqué ;
  • une validité des titres portée à trois ans est évoquée ;
  • un plafonnement des commissions des commerçants par décret est envisagé.

Aucun de ces points n'est adopté. Pour les règles en vigueur le dimanche, le détail est dans notre article sur les titres-restaurant le dimanche et les jours fériés.

Ce que cela change dès maintenant

Rien, sur le plan légal. Les deux supports restent autorisés, avec les mêmes plafonds, et le salarié n'a aucune démarche à faire.

Pour l'employeur, la situation diffère. Si vous distribuez encore du papier, anticipez le changement. Le texte peut évoluer au Sénat ; s'il est adopté en l'état, le papier disparaîtrait au 1er janvier 2028.

Autrement dit, rien ne vous oblige à migrer demain. Mais signer un contrat long sur du papier, sans clause de transition, vous expose à changer deux fois de système. Demandez à votre émetteur ce qui est prévu si la réforme est promulguée.

Quels sont les inconvénients de la carte ticket restaurant ?

Les inconvénients de la carte ticket restaurant tiennent surtout à deux points : l'aisance des salariés avec le numérique et l'équipement des commerces. Un débat sur les commissions payées par les commerçants vient s'y greffer. Aucun de ces points n'interdit la carte, mais chacun mérite d'être pesé avant de choisir.

Salariés peu à l'aise avec le numérique

L'inclusion numérique est la première inquiétude. Certains salariés n'ont pas de smartphone récent ou n'utilisent jamais d'application.

La transition vous revient, en tant qu'employeur. Trois mesures simples suffisent le plus souvent :

  • une notice écrite d'une page, qui explique comment payer et consulter son solde ;
  • une courte démonstration au démarrage, en petit groupe ou au poste de travail ;
  • un référent identifié, à qui poser ses questions les premières semaines.

Le paiement par carte peut rassurer, puisqu'il ressemble à celui d'une carte bancaire. L'application, en revanche, demande un minimum d'habitude.

Commerces et commissions : un débat, pas un chiffre établi

La carte suppose un terminal de paiement. Un petit commerce ou un restaurant qui n'en possède pas ne peut pas l'accepter, alors qu'il prenait le papier. Avant de basculer, vérifiez où vos salariés déjeunent réellement, autour de votre site comme en déplacement.

Reste la question des commissions. Les commissions payées par les commerçants font l'objet d'un débat entre acteurs du secteur. Aucun chiffre officiel ne permet de trancher ici. Le texte en discussion prévoit seulement la possibilité de plafonner ces commissions par décret, et rien n'est tranché.

Pour une vue plus large, retrouvez les inconvénients des titres restaurants, tous supports confondus.

Qui choisit entre papier et carte : l'employeur ou le salarié ?

Le choix du support revient à l'employeur. C'est lui qui décide de rester au papier ou de passer à la carte. La décision relève de la gestion de l'entreprise : le salarié ne dispose pas d'un droit individuel à la modifier.

Ce que décide l'employeur

Votre entreprise peut maintenir le papier ou adopter un support dématérialisé : les deux sont légaux en novembre 2026. Ce choix fait partie de la mise en place d'un ticket restaurant en entreprise, au même titre que la valeur du titre ou le choix de l'émetteur.

Changer de support ne modifie pas le régime social. Les règles d'exonération et de plafond vues plus haut s'appliquent dans les deux cas, sans condition supplémentaire.

Le titre-restaurant reste un avantage salarié qui soutient le pouvoir d'achat de vos collaborateurs, qu'ils règlent avec un titre papier ou avec une carte.

Mais le support pèse sur la gestion au quotidien et sur l'usage.

Ce que peut faire un salarié

Un salarié ne peut pas imposer la carte. Il peut en revanche demander ce passage. En principe, la demande s'adresse à l'employeur, ou au CSE s'il gère les titres.

La loi ne prévoit pas de procédure particulière. Un écrit adressé au service RH ou aux élus suffit à ouvrir la discussion. Le salarié peut y indiquer ce qui motive la demande : suivre son solde, payer au centime près, acheter en ligne.

💡 Bon à savoir Le support ne se choisit pas côté salarié. Le premier interlocuteur est l'employeur ou, s'il lui a confié la gestion des titres, le CSE.

À l'inverse, un employeur qui reçoit plusieurs demandes tient un indicateur utile. Il gagne à le croiser avec l'équipement et les habitudes de ses équipes avant de trancher.

Comment choisir entre ticket restaurant papier ou carte dans votre entreprise ?

Le choix se fait en quatre étapes : observer vos équipes, comparer les offres, anticiper la fin du papier, puis informer vos salariés. Les deux supports sont légaux, et la décision vous revient.

Étape 1 : faire le point sur vos salariés

Observez comment vos équipes déjeunent réellement. Les freins évoqués plus haut vous servent de liste de contrôle.

  • Lieux de déjeuner : restaurants de quartier, boulangeries, commerces de proximité, ou repas pris devant l'écran en télétravail.
  • Équipement numérique : chacun possède-t-il un smartphone compatible avec l'application de l'émetteur ?
  • Aisance avec l'outil : certains salariés auront besoin d'être accompagnés.
  • Commerces équipés : vérifiez que les lieux qu'ils fréquentent acceptent la carte.

Un court sondage vous donne une base de départ.

Votre situation Support à privilégier
Salariés souvent en déplacement ou en télétravail Carte
Petits achats fréquents (boulangerie, commande en ligne) Carte
Salariés peu équipés ou peu à l'aise avec le numérique Papier pour l'instant, avec un plan de bascule
Contrat long à signer avec un émetteur Carte, ou papier avec une clause de transition

Étape 2 : comparer les offres des émetteurs

Posez les mêmes questions à chaque émetteur et exigez les réponses par écrit. Points à examiner :

  • les frais facturés à l'entreprise, à la commande et à la gestion ;
  • la durée du contrat et ses modalités de résiliation ;
  • les fonctions de l'application : solde en temps réel, opposition en cas de perte ;
  • la possibilité de conserver ou non du papier.

Si vous tenez au support papier, demandez dès le premier échange si l'émetteur propose encore du papier : cela dépend de l'émetteur.

Étape 3 : anticiper la fin du papier

Si vous restez au papier, prévoyez dès maintenant le passage à la carte. La fin du papier au 1er janvier 2028 n'est qu'une proposition de loi, mais le calendrier proposé pousse à anticiper.

Vérifiez que votre contrat autorise un changement de support en cours de route. Les conditions varient d'un émetteur à l'autre : demandez-les plutôt que de les supposer. Prévoyez un délai, à fixer avec l'émetteur, pour préparer la bascule.

Étape 4 : informer vos salariés

Une carte mal expliquée entraîne des questions et des erreurs. Rédigez une courte note qui précise :

  1. le fonctionnement de la carte et de l'application ;
  2. le plafond d'utilisation de 25 € par jour ;
  3. le complément par carte bancaire lorsque le montant dépasse ce plafond ou le solde du jour ;
  4. la démarche en cas de perte ou de vol : faire opposition auprès de l'émetteur (voir la FAQ ci-dessous).

Une courte démonstration en équipe vient utilement compléter cette note.

Comment May vous aide-t-il à passer au titre restaurant dématérialisé ?

May est une plateforme d'avantages salariés. Une seule application réunit le titre-restaurant et huit autres familles d'avantages exonérés : titres cadeau, vacances, culture, sport, prime télétravail, mobilité durable et service à la personne.

Précision utile : May n'émet pas de papier. Pour votre ticket restaurant entreprise, le titre restaurant dématérialisé est le seul support proposé. Si vous tenez à conserver le papier, cette offre ne vous convient pas. May ne proposant que du dématérialisé, une adoption de la réforme n'impliquerait pas de changement de support sur ce point.

Vous composez un package sur mesure, sans charges sociales ni patronales, dans le respect des plafonds URSSAF. Chaque salarié dispose d'une cagnotte et décide lui-même de son usage.

Pour chiffrer le résultat chez vous, May propose une démo, un audit gratuit et une estimation de cagnotte. Vous pouvez ainsi comparer avec votre situation actuelle avant de vous engager.

Pour aller plus loin

FAQ : ticket restaurant papier ou carte

Que faire en cas de perte ou de vol de sa carte ticket restaurant ?

Faites opposition sans attendre auprès de l'émetteur de la carte. Ses coordonnées figurent sur la carte ou dans l'application. Cette démarche empêche un tiers de s'en servir. Le remplacement et le sort du solde restant dépendent du contrat de l'émetteur : interrogez-le, et informez aussi votre service RH.

Combien de temps un ticket restaurant est-il valable ?

La validité dépend de l'émetteur et du contrat ; elle court souvent sur l'année d'émission et les premiers mois de l'année suivante. Reportez-vous à la date indiquée sur vos titres ou dans votre application. Une validité de trois ans est seulement proposée.

Un salarié peut-il refuser la carte ticket restaurant ?

Non : le choix du support appartient à l'employeur, et les deux formats sont légaux en 2026. Le salarié peut en revanche demander un aménagement, par exemple s'il ne dispose pas d'un smartphone adapté, auprès du service RH ou des élus du CSE.

Quelle est la durée de vie d'une carte ticket restaurant ?

Elle dépend de l'émetteur et du contrat. Certains annoncent une carte valable plusieurs années, mais ce n'est pas une règle générale. La date d'expiration est inscrite sur la carte. Avant de signer, demandez à l'émetteur quelles sont les conditions de renouvellement et de remplacement, et si elles sont gratuites.

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