Plafond du titre-restaurant : 25 €, millésime et usages

Trois chiffres cadrent l'usage d'un titre-restaurant. Le reste est du détail d'application, et ce détail décide du taux d'utilisation.

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Anne-Gabrielle Compagnon

September 25, 2026
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Plafond du titre-restaurant : 25 €, millésime et usages

📌 À retenir

  • Le plafond d'utilisation est de 25 € par jour, tous titres confondus.
  • Côté employeur, la part patronale est exonérée jusqu'à 7,32 € par titre en 2026, à condition de représenter 50 à 60 % de la valeur faciale.
  • Un titre est valable pendant son année civile d'émission et jusqu'au dernier jour de février de l'année suivante : c'est le millésime.
  • Les titres périmés s'échangent auprès de l'employeur dans les 15 jours suivant la fin de validité, et pas au-delà.
  • Jusqu'au 31 décembre 2026, une dérogation permet d'acheter tout produit alimentaire, y compris non directement consommable.

Trois chiffres suffisent à cadrer l'usage d'un titre-restaurant : 25 € par jour, 7,32 € d'exonération par titre, et une validité qui court jusqu'à fin février de l'année suivante. Le reste relève du détail d'application, mais ce détail décide du taux d'utilisation.

Voici les plafonds en vigueur, la mécanique du millésime que peu d'employeurs expliquent à leurs équipes, ce qui est réellement achetable, et ce qui change au 31 décembre 2026.

Quels sont les plafonds à connaître ?

Deux plafonds cohabitent et servent des objectifs différents. Le premier encadre le salarié, le second votre exonération.

RègleValeur 2026Qui est concerné
Plafond d'utilisation quotidien25 € par jourLe salarié, au moment du paiement
Exonération de la part patronale7,32 € par titreL'employeur, au moment de l'attribution
Fourchette de participation employeur50 % à 60 % de la valeurL'employeur
Nombre de titres1 par jour travaillé avec pause repasLes deux
ValiditéAnnée d'émission + février de l'année suivanteLe salarié
Délai d'échange des titres périmés15 jours après la fin de validitéLe salarié, auprès de l'employeur

Le plafond de 25 € est un plafond de paiement, pas de possession : rien n'interdit à un salarié de détenir davantage de titres, il ne peut simplement pas en régler plus de 25 € dans la même journée. Le détail se trouve dans combien de titres-restaurant utiliser à la fois.

Comment fonctionne le millésime ?

Chaque titre porte l'année de son émission. C'est ce millésime qui détermine sa durée de vie, et non la date à laquelle le salarié l'a reçu.

Un titre émis en 2026 reste utilisable pendant toute l'année 2026 et jusqu'au dernier jour de février 2027. Passé ce terme, il n'a plus aucune valeur d'achat.

Le salarié dispose alors d'une fenêtre de 15 jours pour rapporter ses titres périmés à son employeur, qui les fait échanger contre des titres du millésime en cours, dans la limite du nombre de titres qu'il lui reste à recevoir. Au-delà, la perte est définitive et personne ne la rembourse.

⚠️ Attention : c'est votre rôle d'organiser cette collecte, et c'est la principale cause de perte sèche pour vos salariés. Un rappel en février, avec une date limite de dépôt interne, suffit à annuler le problème.

Sur un titre dématérialisé, la mécanique est plus douce : le solde de l'ancien millésime est traité automatiquement par l'émetteur, sans démarche du salarié ni collecte à organiser.

Qu'est-ce qu'on peut acheter avec un titre-restaurant ?

Le titre sert à payer un repas. Cette définition s'est élargie au fil des années, et une partie de cet élargissement est temporaire.

Ce qui est acceptable en permanence

  • Les repas au restaurant, sur place ou à emporter, et la restauration rapide.
  • Les préparations alimentaires directement consommables : sandwichs, salades, plats préparés.
  • Les fruits et légumes, quel que soit le point de vente.

Ce qui est acceptable jusqu'au 31 décembre 2026

Une dérogation, prolongée par la loi publiée au Journal officiel le 22 janvier 2025 et confirmée par le ministère de l'Économie, autorise l'achat de tout produit alimentaire, y compris non directement consommable : pâtes, riz, farine, conserves. Elle court jusqu'au 31 décembre 2026, au terme duquel la règle antérieure reprend, sauf nouvelle prolongation.

💡 Bon à savoir : cette échéance est à anticiper dans votre communication interne. Des salariés qui ont pris l'habitude de faire leurs courses avec leurs titres découvriront le changement en caisse, et c'est votre service RH qui recevra les questions.

Ce qui reste exclu

  • L'alcool, en toutes circonstances.
  • Les produits non alimentaires : hygiène, entretien, presse.
  • Le paiement d'un repas pour un tiers ou les achats à but commercial.

Quand les titres peuvent-ils être utilisés ?

En principe, les jours ouvrables uniquement. L'usage le dimanche et les jours fériés est exclu, sauf pour les salariés qui travaillent ces jours-là.

Cette exception n'est pas automatique : elle suppose que vous l'ayez expressément prévue, et le titre porte alors une mention en ce sens. C'est un point à traiter au moment de la commande, pas après la première réclamation.

La règle d'attribution, elle, reste simple : un titre par jour travaillé dont l'horaire comprend une pause repas. Ni les jours de congé, ni les absences n'y ouvrent droit, comme le détaille combien de titres-restaurant par mois.

Ce que ces plafonds coûtent en taux d'utilisation

Les règles ci-dessus ont un effet mesurable, et il est rarement mesuré : une partie du budget que vous engagez n'arrive jamais chez le salarié.

Trois fuites se cumulent, et c'est le premier calcul que nous refaisons chez May sur un dispositif existant. Les titres périmés non échangés, d'abord. Les commerces qui refusent le paiement ou limitent le nombre de titres acceptés, ensuite. Les journées où le salarié ne déjeune pas à l'extérieur, enfin, alors que le titre a déjà été payé.

C'est la raison pour laquelle nous avons abordé le sujet par le remboursement chez May : le salarié paie son repas avec sa carte bancaire habituelle, dans la limite du plafond journalier, et nous lui remboursons la dépense éligible. Rien n'est distribué à l'avance, donc rien ne se périme, et un budget non dépensé n'est pas décaissé.

Pour savoir ce que ces fuites représentent sur votre dispositif actuel, l'audit gratuit de vos avantages part de votre budget réel.

Questions fréquentes (FAQ)

Peut-on payer plus de 25 € avec des titres-restaurant ?

Non, c'est un plafond quotidien ferme, tous titres confondus. Au-delà, le salarié complète par un autre moyen de paiement.

Que deviennent les titres non utilisés au 28 février ?

Ils perdent toute valeur. Le salarié dispose de 15 jours après la fin de validité pour les rapporter à son employeur en vue d'un échange contre des titres du millésime en cours. Passé ce délai, la perte est définitive.

Puis-je augmenter la valeur faciale en cours d'année ?

Oui, rien ne l'interdit. Vérifiez seulement que votre participation reste comprise entre 50 et 60 % de la nouvelle valeur et sous le plafond d'exonération, en vous appuyant sur les règles de la part employeur du ticket restaurant.

Un salarié peut-il utiliser ses titres pendant ses congés ?

Le titre n'est pas bloqué techniquement, mais il est destiné aux repas pris dans le cadre de l'activité professionnelle. L'usage pendant les congés relève de la responsabilité du salarié et non de la vôtre.

Les titres dématérialisés suivent-ils les mêmes règles ?

Oui, plafond quotidien et périmètre d'achat compris. La différence porte sur la gestion : le solde du millésime précédent est traité automatiquement, sans collecte de titres papier. Sur un modèle de remboursement comme le nôtre chez May, la question du millésime disparaît entièrement.

Que se passe-t-il après le 31 décembre 2026 ?

Sauf nouvelle prolongation, l'achat de produits alimentaires non directement consommables redeviendra impossible. Les repas, plats préparés, fruits et légumes resteront éligibles comme aujourd'hui.

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