📌 À retenir
- Une note de frais se comptabilise en trois temps : débit du compte de charge, débit de la TVA déductible si elle est récupérable, puis crédit d'un compte de tiers au nom du salarié.
- Ce compte de tiers est soldé au remboursement, par un crédit de la banque.
- Sans justificatif conforme, la dépense n'a pas de valeur comptable et la TVA ne se récupère pas.
- Les pièces se conservent désormais dix ans.
- May propose des avantages exonérés de charges, qui complètent le package de rémunération sans passer par une note de frais.
La comptabilisation d'une note de frais consiste à enregistrer une dépense avancée par un salarié pour le compte de l'entreprise, puis à constater son remboursement. Une écriture en trois lignes suffit : la charge, la TVA déductible et la dette envers le salarié. Reste à choisir les bons comptes, ce qui demande un peu de méthode.
Pour un dirigeant ou un gestionnaire qui débute en comptabilité, le risque est double. Une écriture inexacte fausse vos charges et vous fait perdre de la TVA récupérable. Une pièce manquante ou une règle sociale mal appliquée, et c'est le redressement de l'Urssaf ou du fisc qui menace. Ces erreurs se préviennent : il suffit de connaître la règle de choix entre les comptes et de séparer la comptabilité de la paie.
Voici l'ordre suivi : le principe de l'écriture, les comptes à utiliser, les conditions de la TVA, puis les justificatifs et leur conservation. Vient ensuite un exemple chiffré suivi jusqu'au remboursement, puis les cas pratiques (pièce perdue, repas clients, plusieurs taux) et les erreurs à éviter.
Comment fonctionne la comptabilisation d'une note de frais ?
Pour comptabiliser une note de frais, vous inscrivez la dépense en charge, vous isolez la TVA lorsqu'elle est récupérable, puis vous constatez une dette envers le salarié. Le remboursement solde ensuite cette dette. Autrement dit, la note de frais fait d'abord naître une somme que l'entreprise doit, que le virement éteint dans un second temps.
Les trois temps de l'écriture
L'écriture d'une note de frais s'enregistre au journal des achats, le registre où l'entreprise inscrit ses dépenses. Elle comprend trois lignes :
- Débit du compte de charge selon la nature de la dépense (déplacement, mission, réception) : c'est le montant hors taxes.
- Débit du compte 44566, « TVA déductible sur biens et services » : il n'est utilisé que si la TVA est récupérable.
- Crédit d'un compte de tiers, le 421 ou le 467, qui constate ce que vous devez au salarié.
Le remboursement donne lieu à une seconde écriture : débit du compte de tiers, crédit de la banque (compte 512). Le compte de tiers retombe alors à zéro.
Remboursement au réel ou au forfait : ce que cela change
Le remboursement au réel repose sur les justificatifs : vous remboursez ce que le salarié a réellement dépensé. Le remboursement au forfait est une allocation fixée à l'avance, dans les limites posées par l'Urssaf. En principe, la comptabilité enregistre les deux de la même façon. La différence se joue côté paie.
Pour connaître les limites applicables et les justificatifs à exiger, reportez-vous à notre guide sur la note de frais Urssaf, qui détaille la règle sociale.
Pour un dirigeant, le forfait n'est pas toujours possible : vérifiez sa situation avec votre expert-comptable. Le remboursement au réel, sur justificatifs, reste la voie la plus sûre.
Quel compte utiliser pour une note de frais ?
Le compte de charge dépend de la nature de la dépense : déplacement, mission, réception, télécoms ou cadeau. Le compte de tiers dépend de celui qui est remboursé : en principe le compte 421 pour un salarié. Ces deux choix sont indépendants, et chacun suit sa propre règle.
Les comptes de charge selon la nature de la dépense
Le bon compte comptable pour une note de frais se trouve dans la famille 625 (déplacements, missions et réceptions), complétée par deux comptes voisins.
| Compte | Nature de la dépense | Exemple concret |
|---|---|---|
| 6251 – voyages et déplacements | Transport, péage, carburant | Billet de train pour un rendez-vous client |
| 6256 – missions | Frais d'un salarié en mission | Repas et nuit lors d'un déplacement |
| 6257 – réceptions | Invitations de tiers | Déjeuner avec un client |
| 626 – frais postaux et télécommunications | Courrier, téléphone | Envoi recommandé avancé par un salarié |
| 6234 – cadeaux à la clientèle | Présents offerts à des clients | Coffret remis à la signature d'un contrat |
Les repas posent le plus de difficultés. Certains guides rangent les repas de mission au 6256 et ceux pris avec des clients au 6257, d'autres appliquent une logique différente. Nous vous conseillons de suivre la distinction mission/réception : le salarié qui mange parce qu'il est en déplacement relève du 6256, l'invitation d'un tiers relève du 6257. Gardez cette règle d'un exercice à l'autre et faites confirmer la numérotation dans le Plan comptable général par votre expert-comptable.
Les frais d'hébergement en déplacement obéissent à des barèmes propres, que nous détaillons dans un article consacré aux frais d'hébergement.
421, 467 ou 425 : quel compte de tiers choisir ?
Le compte de tiers enregistre ce que vous devez à la personne remboursée. Voici la règle de choix :
- 421 (personnel, rémunérations dues) : le bénéficiaire est un salarié. C'est le cas le plus courant pour une note de frais compte 421.
- 467 (autres comptes débiteurs ou créditeurs) : le bénéficiaire n'est pas salarié, ou vous souhaitez suivre les frais personne par personne, séparément des salaires.
- 425 (personnel, avances et acomptes) : vous avez versé une avance sur frais avant la dépense.
Pour un salarié, aucun texte ne tranche entre 421 et 467. Choisissez une méthode, consignez-la dans vos procédures et tenez-vous-y.
Un dirigeant ou un associé relève d'autres comptes : le 108 (compte de l'exploitant) ou le 4551 (compte courant d'associé). Notre article sur la note de frais dirigeant les détaille.
La TVA d'une note de frais est-elle récupérable ?
Oui, la TVA d'une note de frais est en principe récupérable, à condition que la dépense serve l'entreprise et que le justificatif mentionne la taxe. Vous l'enregistrez alors en TVA déductible, au débit du compte 44566, à côté de la charge hors taxe.
Les conditions pour récupérer la TVA
Deux conditions doivent être réunies. D'abord, la TVA figure distinctement sur la facture, avec son montant et son taux : un ticket qui n'affiche qu'un total TTC ne suffit pas.
Ensuite, la dépense est engagée dans l'intérêt direct de l'exploitation. Un salarié en déplacement qui ne peut pas rentrer chez lui le soir, l'invitation de clients ou de fournisseurs : ces situations ouvrent le droit. À l'inverse, un repas pris près du lieu de travail habituel ne l'ouvre pas. Si vous refacturez ces frais, la facturation des frais de déplacement au client obéit à ses propres règles de TVA.
Bon à savoir : la TVA sur certaines dépenses peut être exclue du droit à déduction, même lorsque la facture est en règle. En cas de doute sur une dépense précise, vérifiez la règle au BOFiP ou demandez l'avis de votre expert-comptable avant de la porter au compte 44566.
Le cas du restaurant et des repas clients
Pour un restaurant, la TVA se récupère si la facture est conforme et si le repas répond à l'un des motifs ci-dessus. Pour les factures de faible montant, une instruction fiscale du 10 avril 2006 permet au client d'inscrire lui-même sa raison sociale et son adresse. Vérifiez le seuil exact au BOFiP avant de l'appliquer.
⚠️ Attention ! Certains guides évoquent une TVA restaurant récupérable à 70 %. Nous n'avons trouvé aucune base officielle pour ce taux. Vérifiez la règle dans le BOFiP avant de limiter ou d'étendre votre déduction.
Pour un repas avec des clients, indiquez sur la note les noms des participants et le motif. Le détail de la déductibilité des repas d'affaires fait l'objet d'un article dédié.
Une note avec plusieurs taux de TVA
Quand une note mélange plusieurs taux, vous ventilez ligne par ligne selon le taux inscrit sur le justificatif. Un hôtel peut, par exemple, facturer l'hébergement à un taux et une prestation annexe à un autre taux.
Voici un exemple, avec des montants et des taux fictifs choisis uniquement pour illustrer la méthode :
| Ligne de la facture | Base HT | Taux (fictif) | TVA | Compte de TVA |
|---|---|---|---|---|
| Prestation A | 100,00 € | 10 % | 10,00 € | 44566 |
| Prestation B | 50,00 € | 20 % | 10,00 € | 44566 |
| Total | 150,00 € | 20,00 € | 44566 |
Vous débitez donc 20,00 € au compte 44566, et les bases hors taxe (150,00 €) au compte de charge correspondant. Le total TTC de 170,00 € est porté au crédit du compte 421 ou du compte tiers retenu pour le remboursement.
N'appliquez jamais un taux « moyen » à l'ensemble : il fausserait votre déclaration et fragiliserait votre piste d'audit en cas de contrôle. Ici, un taux moyen donnerait un résultat différent des 20,00 € réellement facturés.
Comment passer l'écriture comptable d'une note de frais, étape par étape ?
Pour passer l'écriture comptable d'une note de frais, vous contrôlez le justificatif, enregistrez la charge et la TVA au journal des achats, puis constatez le remboursement. Prenons un exemple fictif suivi de bout en bout : un salarié avance un billet de train de 120 € TTC, dont 20 € de TVA, montants lisibles sur le justificatif.
Étape 1 : contrôler le justificatif
Avant toute saisie, relevez quatre mentions : le nom du fournisseur, la date, le montant et la TVA. Sans justificatif conforme, la dépense n'a pas de valeur comptable et la TVA n'est pas récupérable. Lorsque la TVA n'apparaît pas distinctement, vous passez la dépense en TTC.
Étape 2 : enregistrer la dépense et la TVA
Classez d'abord la dépense par nature, ici un déplacement (compte 6251), puis repérez la TVA. L'écriture se passe au journal des achats, le registre qui recense les factures et pièces de dépenses.
Le salarié a réglé avec sa carte personnelle : l'entreprise lui doit 120 €, crédités au compte 421.
| Compte | Libellé | Débit | Crédit |
|---|---|---|---|
| 6251 | Voyages et déplacements | 100 € | |
| 44566 | TVA déductible | 20 € | |
| 421 | Personnel, rémunérations dues | 120 € |
Exemple fictif. À l'inverse, si la dépense est réglée avec la carte bancaire de l'entreprise, aucune dette n'apparaît envers le salarié : le crédit va directement au compte 512 (banque).
Étape 3 : constater le remboursement
Le virement au salarié solde la dette : vous débitez le compte 421 et créditez la banque.
| Compte | Libellé | Débit | Crédit |
|---|---|---|---|
| 421 | Personnel, rémunérations dues | 120 € | |
| 512 | Banque | 120 € |
Exemple fictif. Le compte 421 revient à zéro. Si le remboursement a lieu en dehors de la paie, conservez le virement avec la note.
Cas de l'avance sur frais
Une avance sur frais est une somme versée au salarié avant la dépense. Vous l'enregistrez en débitant le compte 425 (avances et acomptes) et en créditant la banque.
Prenons une avance fictive de 500 €, pour 470 € de justificatifs rapportés par le salarié. Au retour, vous débitez la charge hors taxe et la TVA déductible, soit 470 € TTC au total, et vous créditez le compte 425. Restent 30 € à restituer : le salarié les rembourse, ou vous les régularisez par une retenue qu'il a acceptée.
⚠️ Attention ! Ne laissez pas une avance ouverte au compte 425 sans justificatifs : elle ne constitue pas une charge et peut être requalifiée en rémunération.
Quel justificatif et quelle durée de conservation pour une note de frais ?
Une dépense n'entre en comptabilité que si elle s'appuie sur un justificatif : une facture ou un ticket de caisse détaillé. Les pièces se conservent 10 ans, en droit commercial comme, désormais, en contrôle fiscal. Sans pièce, la note de frais n'a aucune valeur comptable.
Les pièces à exiger
Le justificatif est le document qui prouve la dépense : facture, reçu, billet de transport ou ticket de carte bancaire détaillé. Un relevé bancaire ne suffit pas, puisqu'il n'indique ni le détail des achats ni la TVA.
Pour récupérer la TVA, la pièce doit faire apparaître distinctement le montant de la taxe et son taux. Le salarié y joint le motif de la dépense, la date et, pour un repas d'affaires, le nom des participants. Les mentions attendues sont listées dans notre modèle de note de frais.
Dix ans de conservation : ce qui change
En principe, l'article L123-22 du Code de commerce impose de conserver les pièces comptables 10 ans. Les copies numériques sont admises, à condition d'être fidèles et durables.
À l'inverse, le délai fiscal était jusqu'ici de 6 ans. La loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 (article 36) modifie l'article L. 102 B du Livre des procédures fiscales et le porte à 10 ans. Il s'applique aux documents dont le délai expire après le 1er janvier 2027. Le texte couvre aussi les données qui forment la piste d'audit, c'est-à-dire le chemin qui relie chaque écriture à sa pièce d'origine.
Dès maintenant, alignez donc votre archivage fiscal sur 10 ans, papier comme numérique.
Justificatif perdu : que faire ?
Si la pièce est introuvable, demandez d'abord un duplicata au fournisseur : restaurant, transporteur ou hôtel peuvent souvent la rééditer. À défaut, la pratique courante consiste à faire signer au salarié une attestation sur l'honneur, qui décrit la dépense, sa date, son montant et son motif.
Mais cette attestation ne remplace pas une facture. La TVA n'est alors pas récupérable, et vous enregistrez la dépense toutes taxes comprises. Une dépense sans justificatif réel vous expose en outre à la sanction d'une fausse note de frais.
Comment comptabiliser les remboursements au-delà des plafonds Urssaf ?
Pour une note de frais Urssaf, l'écriture comptable est identique à celle d'une note classique. Seule la paie change : la part du remboursement qui dépasse les limites fixées par l'Urssaf est réintégrée dans l'assiette des cotisations, c'est-à-dire dans la base de calcul des cotisations sociales. Autrement dit, la comptabilité enregistre la dépense, et c'est la règle sociale qui décide si des cotisations sont dues.
Réel ou forfait : l'impact sur la paie
Le remboursement au réel repose sur des justificatifs. Le remboursement forfaitaire verse, lui, une somme fixe par repas, par jour de télétravail ou par kilomètre, et ne reste exonéré que dans la limite des plafonds Urssaf.
La fraction qui excède le plafond se traite comme un complément de rémunération : elle supporte des cotisations. Votre expert-comptable vous indiquera le compte de cotisations adapté à votre plan comptable. Confirmez-le avec lui avant la première écriture.
Voici un exemple fictif, sans montant officiel. Imaginons un plafond de X € par repas. Vous versez à un salarié une allocation de X € + 3 € pour chacun de ses 20 repas du mois.
- La part exonérée est de X € par repas, soit 20 × X €.
- La part excédentaire est de 3 € par repas, soit 60 € sur le mois.
- Ces 60 € sont réintégrés dans l'assiette des cotisations, comme un complément de salaire.
À l'inverse, si l'allocation reste à X € ou en dessous, rien n'est réintégré et aucune cotisation n'est due sur ce versement.
Pour les trajets en voiture, le barème Urssaf des frais kilométriques fixe le montant remboursable sans cotisations.
Les repères 2026 à vérifier
Les allocations forfaitaires couvrent les repas, le télétravail et les déplacements. En principe, elles sont revalorisées chaque 1er janvier, et les montants à jour sont publiés sur le site de l'Urssaf.
Un plafond de l'année précédente expose à un calcul erroné. Avant de verser une indemnité, relevez donc le plafond en vigueur sur le site de l'Urssaf. Quelques minutes suffisent, et vous évitez une réintégration inattendue lors d'un contrôle.
Quelles erreurs éviter dans la comptabilisation d'une note de frais ?
Six erreurs reviennent le plus souvent : elles touchent le justificatif, le choix du compte, la TVA et le mode de remboursement. Chacune se corrige avant l'enregistrement.
- Saisir sans justificatif, ou avec une pièce illisible. Sans facture ou ticket détaillé, la dépense n'a pas de valeur comptable, et la TVA ne peut pas être récupérée.
- Confondre 421 et 467 d'une note à l'autre. Choisissez une méthode et appliquez-la à tous les salariés.
- Déduire la TVA d'une dépense étrangère à l'exploitation. Un achat personnel n'ouvre aucun droit à déduction.
- Oublier les participants d'un repas avec des clients. Notez leurs noms et leur société.
- Négliger les frais en devises. Convertissez au taux du jour et conservez le relevé bancaire.
- Mélanger remboursement au réel et forfait. Chaque poste relève de l'un ou de l'autre, pas des deux.
Checklist avant validation d'une note de frais
Parcourez ces points dans l'ordre :
- Le justificatif est lisible, daté et au nom de l'entreprise.
- La dépense sert l'activité, et la TVA figure distinctement sur la pièce.
- Le compte de charge correspond à la nature de la dépense.
- Le compte de tiers suit la méthode retenue (421 ou 467).
- Les participants et le motif sont notés pour un repas d'affaires.
- Le mode de remboursement est cohérent pour chaque poste.
Bon à savoir : en cas de doute, faites valider l'écriture par votre expert-comptable avant de la passer.
Comment May vous aide-t-il à alléger la gestion des frais ?
May ne remplace pas une note de frais : un remboursement de frais professionnels reste un remboursement, avec ses justificatifs. La plateforme intervient ailleurs. Elle complète la rémunération par des avantages exonérés, qui ne passent pas par une note de frais.
L'application réunit titres restaurant, titres cadeau, vacances, culture, sport, prime télétravail, mobilité durable et service à la personne. Vous composez un package d'avantages sur mesure, sans charges sociales ni patronales, dans le respect des plafonds URSSAF. Chaque salarié dispose d'une cagnotte et décide lui-même de son usage.
Dans la limite des plafonds, ces avantages ne génèrent pas de note de frais à justifier. Les frais professionnels réels restent à rembourser sur justificatifs. May, issu du groupe Up, s'adresse aux PME. Pour mesurer l'intérêt de la solution dans votre entreprise, vous pouvez demander une démo, un audit gratuit ou une estimation de cagnotte.
Pour aller plus loin
- Frais professionnels : définition, remboursement et règles URSSAF 2026
- Ordre de mission : obligatoire ou non, contenu et frais en 2026
- Per diem : définition, barème 2026 et règles en France
FAQ : comptabilisation note de frais
Comment comptabiliser une note de frais payée avec la carte bancaire de l'entreprise ?
Dans ce cas, l'entreprise ne doit rien au salarié. Vous débitez le compte de charge et la TVA déductible (compte 44566) si elle est récupérable, puis vous créditez directement la banque (compte 512). Le justificatif reste indispensable : gardez le ticket détaillé avec le relevé et faites indiquer au salarié le motif de la dépense.
Peut-on rembourser une note de frais sans justificatif ?
Non, pas au réel. Sans justificatif, la dépense n'a pas de valeur comptable et la TVA n'est pas récupérable. La somme versée risque en outre d'être requalifiée en complément de rémunération, donc soumise à cotisations. Réclamez d'abord un duplicata au fournisseur : une attestation sur l'honneur peut compléter le dossier, mais elle ne remplace pas la facture.
Faut-il faire apparaître la note de frais sur la fiche de paie ?
En principe, non : un remboursement de frais professionnels sur justificatifs peut passer par un virement distinct de la paie. À l'inverse, la part d'une allocation forfaitaire qui dépasse les plafonds Urssaf est en principe réintégrée dans l'assiette des cotisations et figure alors en paie. Ce traitement est à confirmer avec votre gestionnaire de paie.
Existe-t-il un délai pour remettre une note de frais ?
La loi ne fixe pas de délai de remise précis dans ce guide : fixez-le dans votre politique interne, par exemple une remise mensuelle, et communiquez-le par écrit à vos salariés. Un délai court permet de rattacher la dépense au bon exercice et de récupérer la TVA sans difficulté.




