📌 À retenir
- Prise en charge obligatoire : 50 % minimum du coût des abonnements de transports publics et de location de vélos.
- Prime transport facultative : jusqu'à 300 € par an pour le carburant et 600 € pour l'électrique, hydrogène ou hybride rechargeable, exonérés de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu.
- Cumul possible avec le forfait mobilités durables, dans la limite des plafonds URSSAF.
- Versement proportionnel au temps de travail pour les salariés à temps partiel sous 50 % d'un temps complet.
- Avec May, zéro gestion : le salarié paie avec sa carte, l'application détecte la dépense de mobilité et rembourse automatiquement sur son compte bancaire.
Qu'est-ce que la prime transport employeur ?
La prime transport employeur regroupe deux dispositifs distincts encadrés par le Code du travail. Beaucoup de RH et de dirigeants les confondent. Pourtant, leurs règles sont différentes.
La prise en charge obligatoire (transports publics et vélos)
L'article L3261-2 du Code du travail impose à tout employeur, public ou privé, de prendre en charge au moins 50 % du prix des titres d'abonnement souscrits par ses salariés pour leurs trajets domicile-travail.
Sont concernés :
- Les abonnements aux transports en commun (métro, bus, train, RER, tram).
- Les abonnements à un service public de location de vélos.
Cette prise en charge est obligatoire, sans condition. Elle s'applique à tous les salariés, quel que soit leur contrat (CDI, CDD, intérim, alternance).
La prime de transport facultative (véhicule personnel)
La prime transport au sens strict est facultative. Elle permet à l'employeur de couvrir les frais de carburant ou d'alimentation électrique du véhicule personnel du salarié (voiture, deux-roues motorisé).
Elle est versée librement par l'entreprise, mais doit bénéficier à tous les salariés éligibles selon les mêmes règles.
Qui peut bénéficier de la prime de transport ?
La prise en charge à 50 % des transports publics concerne tous les salariés, sans exception, dès lors qu'ils présentent un justificatif d'abonnement.
La prime transport carburant, elle, est ouverte à tout salarié depuis 2022. Auparavant réservée à certains cas (zones non desservies, horaires décalés), elle peut désormais être versée librement par l'employeur à l'ensemble du personnel utilisant un véhicule personnel.
Pour les salariés à temps partiel inférieur à 50 % d'un temps complet, le remboursement est proratisé. Au-dessus de ce seuil, ils bénéficient de la prise en charge intégrale, comme un temps plein.
Quel est le montant de la prime transport et les plafonds d'exonération ?
Remboursement des transports en commun (minimum 50 %)
L'employeur rembourse au minimum 50 % du coût de l'abonnement. Il peut aller jusqu'à 75 % en bénéficiant d'une exonération totale de cotisations sociales (mesure prolongée selon les dispositions URSSAF en vigueur).
Exemples concrets :
- Salarié temps plein avec un Pass Navigo à 88,80 €/mois : l'employeur rembourse 44,40 € minimum, exonérés de charges.
- Salarié à temps partiel à 40 % avec un abonnement SNCF à 100 € : remboursement proratisé à 20 €.
- Salarié à temps partiel à 60 % avec le même abonnement : remboursement plein à 50 €.
Plafonds URSSAF pour les véhicules personnels (carburant et électrique)
La prime transport facultative est exonérée de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu dans les limites suivantes :
| Type de dépense | Plafond annuel d'exonération |
|---|---|
| Frais de carburant (essence, diesel) | 300 € / an / salarié |
| Alimentation véhicule électrique, hybride rechargeable, hydrogène | 600 € / an / salarié |
Au-delà de ces plafonds, les sommes versées sont réintégrées dans l'assiette des cotisations sociales et imposables. C'est un vrai levier de pouvoir d'achat pour le salarié, sans coût social additionnel pour l'entreprise.
Comment mettre en place le remboursement des frais de transport ?
La mise en place dépend du dispositif :
- Transports publics : automatique, sur présentation du justificatif d'abonnement. Le remboursement apparaît sur la fiche de paie.
- Prime transport facultative : nécessite un accord d'entreprise, une décision unilatérale ou une mention au contrat. Le salarié fournit ses justificatifs (factures de carburant, attestation sur l'honneur d'utilisation du véhicule).
En pratique, c'est là que ça coince. Les RH croulent sous les tickets de caisse froissés, les justificatifs papier, les attestations à recouper. Sans parler du suivi des plafonds URSSAF par salarié pour rester conforme.
Résultat : du temps perdu, des erreurs sur la fiche de paie, et un dispositif sous-utilisé par crainte de la complexité.
Cumul avec le Forfait Mobilités Durables (FMD)
Bonne nouvelle : la prime transport est cumulable avec le forfait mobilités durables (vélo personnel, covoiturage, trottinette, autopartage).
Le cumul FMD + prime carburant est exonéré dans la limite globale de 900 €/an (ou le montant de la prise en charge obligatoire des transports publics si supérieur).
Le cumul FMD + prise en charge obligatoire transports publics est également exonéré, dans la limite de 900 €/an ou du montant du remboursement obligatoire.
Attention aux règles de cumul mal maîtrisées : nous détaillons les risques à éviter avec le FMD pour rester en conformité URSSAF.
Pourquoi choisir May pour gérer la mobilité de vos salariés ?
May réunit 8 avantages salariés dans une seule application : mobilité, restauration, sport, culture, équipement télétravail, cadeaux, et plus encore.
Le principe est simple : le collaborateur paie avec sa propre carte bancaire. L'application May détecte automatiquement si l'achat entre dans les critères d'un avantage (carburant, recharge électrique, abonnement transport, vélo) et rembourse directement sur son compte bancaire.
Les bénéfices concrets pour l'entreprise :
- Zéro justificatif manuel à collecter ou archiver côté RH.
- Zéro carte physique à distribuer ou à remplacer.
- Plafonds URSSAF gérés automatiquement par salarié.
- Visibilité en temps réel sur les budgets et la consommation.
- Conformité légale assurée, exonération de cotisations sociales garantie.
Pour le salarié, c'est du pouvoir d'achat net immédiat, sans avance de frais à gérer ni paperasse. Vous pouvez aussi simplifier la gestion de vos avantages via le CSE sur la même application.
Questions fréquentes (FAQ)
La prime de transport est-elle imposable ?
Non, dans la limite des plafonds URSSAF (300 € carburant, 600 € électrique). Au-delà, le surplus devient imposable et soumis aux cotisations sociales.
L'employeur est-il obligé de payer les frais de transport ?
Oui, pour les abonnements de transports publics et vélos en libre-service : 50 % minimum, sans dérogation possible. Non, pour la prime carburant qui reste facultative.
Que se passe-t-il si l'employeur ne paie pas la prise en charge obligatoire ?
L'employeur s'expose à un redressement URSSAF, à des rappels de salaires et à des sanctions prud'homales. Le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes pour obtenir le remboursement rétroactif.
Quelle différence entre prime transport et indemnité kilométrique ?
La prime transport couvre les trajets domicile-travail avec un véhicule personnel. L'indemnité kilométrique rembourse les déplacements professionnels effectués pour le compte de l'entreprise (rendez-vous client, mission). Ce sont deux dispositifs distincts, cumulables.
Comment demander le remboursement de ses frais de transport ?
Le salarié transmet à son employeur un justificatif (abonnement, factures de carburant). Avec May, plus rien à transmettre : la dépense est détectée automatiquement par carte bancaire et remboursée sans justificatif manuel.
La prime transport apparaît-elle sur la fiche de paie ?
Oui, elle figure sur le bulletin de salaire dans une ligne dédiée, en exonération de cotisations dans les limites légales.
Un salarié en télétravail a-t-il droit à la prime transport ?
Oui, dès lors qu'il engage des frais de transport pour se rendre au bureau, même ponctuellement. Le remboursement est alors proratisé selon le temps de présence.


