Comment construire une démarche RSE en entreprise (et fidéliser vos talents) ?

La RSE n'est plus réservée aux grands groupes : c'est un levier de recrutement et de fidélisation. Piliers, cadre légal, étapes clés et actions concrètes pour construire une démarche RSE crédible dans votre entreprise.

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Anne-Gabrielle Compagnon

September 14, 2026
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May, la plateforme des avantages salariésBlog
Comment construire une démarche RSE en entreprise (et fidéliser vos talents) ?

📌 À retenir

  • La RSE repose sur 3 piliers indissociables : social, environnemental et économique.
  • C'est un levier puissant de recrutement et de fidélisation : 78 % des candidats vérifient l'engagement d'une entreprise avant de postuler.
  • Le cadre est posé par la Loi PACTE (2019) et la norme internationale ISO 26000.
  • Les avantages sociaux (mobilité durable, sport, culture, télétravail) sont des actions RSE concrètes, exonérées de charges.
  • May centralise ces avantages dans une cagnotte unique : zéro charge mentale RH, 100 % conforme URSSAF.

Qu'est-ce qu'une démarche RSE entreprise ?

La RSE, ou Responsabilité Sociétale des Entreprises, désigne l'intégration volontaire des enjeux sociaux, environnementaux et économiques dans la stratégie et les opérations d'une organisation. Concrètement, instaurer une démarche RSE consiste à mesurer son impact et à mettre en place des actions pour le rendre positif, vis-à-vis de ses collaborateurs, de ses clients, de ses fournisseurs et de la planète.

Loin d'être réservée aux grands groupes, cette politique RSE entreprise concerne désormais les PME et même les TPE. Les attentes des salariés et des candidats ont changé : un package de rémunération moderne fait partie intégrante du contrat social.

Définition et les 3 piliers (social, environnemental, économique)

Une stratégie RSE solide s'articule autour de trois piliers fondateurs :

  • Le pilier social : qualité de vie au travail (QVT), égalité, diversité, inclusion, formation, santé et bien-être des collaborateurs.
  • Le pilier environnemental : réduction de l'empreinte carbone, mobilité douce, gestion des déchets, sobriété énergétique.
  • Le pilier économique : gouvernance éthique, achats responsables, transparence, ancrage territorial.

Ces trois dimensions doivent avancer ensemble. Une politique purement environnementale qui négligerait le bien-être des salariés serait vite perçue comme du greenwashing.

Le cadre légal (Loi PACTE et norme ISO 26000)

En France, la Loi PACTE de 2019 a redéfini la place de l'entreprise dans la société. Elle modifie l'article 1833 du Code civil et impose de prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux dans la gestion. Elle introduit aussi le statut d'entreprise à mission, choisi par May.

Au niveau international, la norme ISO 26000, publiée par l'AFNOR, fournit un cadre méthodologique reconnu pour structurer une démarche de responsabilité sociétale autour de 7 questions centrales (gouvernance, droits humains, relations de travail, environnement, etc.).

Pourquoi mettre en place une stratégie RSE au-delà de l'obligation ?

Une démarche RSE n'est pas qu'une contrainte réglementaire. C'est un investissement rentable, à la fois sur le plan humain et économique.

Fidéliser vos collaborateurs et booster la marque employeur

Les entreprises engagées affichent un turnover réduit de 25 à 50 % selon plusieurs études RH. Pourquoi ? Parce qu'un collaborateur qui se sent considéré, écouté et bien traité reste. La RSE devient ainsi un véritable outil de fidélisation, à l'heure où le coût de remplacement d'un salarié peut représenter jusqu'à 12 mois de salaire.

Côté marque employeur, une politique RSE crédible attire les meilleurs profils. Vous ne luttez plus uniquement sur le salaire, mais sur l'expérience globale proposée.

Répondre aux nouvelles attentes des candidats

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 78 % des candidats consultent les engagements RSE d'une entreprise avant de postuler, et près de 70 % des moins de 35 ans refuseraient un poste dans une entreprise jugée non engagée. Pour les dirigeants confrontés à la guerre des talents, la RSE n'est plus une option.

👉 Pour aller plus loin, consultez notre article sur la valeur ajoutée des entreprises engagées.

Les 4 étapes clés pour mettre en place sa démarche RSE

1. Réaliser un audit et identifier les parties prenantes

Avant d'agir, il faut savoir où vous en êtes. Cartographiez vos parties prenantes (collaborateurs, clients, fournisseurs, riverains, investisseurs) et construisez une matrice de matérialité. Cet outil croise l'importance de chaque enjeu pour vos parties prenantes avec son impact sur votre activité. Vous identifiez ainsi les priorités d'action.

2. Définir des actions concrètes (Focus QVT et Environnement)

Un plan d'action RSE efficace mêle des engagements visibles (réduction du papier, recyclage) et des actions à fort impact pour les salariés. Le levier le plus rapide à activer : les avantages sociaux. Forfait Mobilités Durables, accès au sport, à la culture, soutien au télétravail… Ces actions cochent à la fois la case sociale (QVT) et environnementale (mobilité douce).

3. Fixer des indicateurs de suivi

Pas de RSE sans mesure. Définissez des KPIs clairs : taux d'utilisation du Forfait Mobilités Durables, kilomètres parcourus à vélo, score eNPS, taux d'absentéisme, bilan carbone Scope 1, 2 et 3. Ces indicateurs nourrissent aussi votre déclaration de performance extra-financière (DPEF) si vous y êtes soumis.

4. Sensibiliser et communiquer en interne

Une stratégie RSE qui n'est pas portée par les collaborateurs reste lettre morte. Communiquez sur les actions, célébrez les résultats, formez vos managers, désignez des ambassadeurs internes. La RSE doit vivre au quotidien, pas uniquement dans le rapport annuel.

4 exemples d'actions RSE concrètes et impactantes (Pilier Social & Environnemental)

Voici quatre actions activables rapidement, à fort retour sur investissement humain :

1. Le Forfait Mobilités Durables (FMD)

Vous financez les trajets domicile-travail à vélo, en covoiturage ou en transports en commun de vos collaborateurs. Jusqu'à 700 € par an et par salarié exonérés de charges et d'impôt sur le revenu (plafond URSSAF 2026). Un double impact : réduction de l'empreinte carbone et pouvoir d'achat amélioré. Attention toutefois aux risques à éviter dans la mise en place du FMD.

2. L'incitation à la pratique sportive

Financer une salle de sport, des cours collectifs ou un abonnement individuel agit directement sur la santé, la cohésion et la productivité. Les avantages liés au sport en entreprise bénéficient aussi d'exonérations URSSAF sous conditions.

3. L'accès à la culture

Chèques culture, abonnements à des médias, livres, expositions : la culture nourrit la créativité et l'engagement. Le plafond d'exonération URSSAF des chèques culture reste l'un des plus avantageux pour l'employeur.

4. Le droit à la déconnexion et le télétravail

Mettre en place une charte de déconnexion, financer un forfait télétravail (jusqu'à 2,70 €/jour exonérés selon les barèmes URSSAF 2026), aménager les locaux pour le bien-être : autant d'actions concrètes du pilier social.

👉 Pour 1 000 € versés sur la cagnotte d'avantages d'un salarié, il reçoit 1 000 € nets. À comparer aux 700 € nets seulement laissés par une augmentation brute de 1 000 €. La RSE devient aussi un outil d'optimisation de la rémunération.

May : l'application pour simplifier le volet social de votre démarche RSE

Soyons honnêtes : déployer une politique RSE riche en avantages sociaux peut vite se transformer en usine à gaz pour les RH. Plusieurs prestataires, plusieurs cartes, plusieurs interfaces, des justificatifs à vérifier, des plafonds à surveiller… La charge mentale est réelle.

C'est exactement le problème que May résout. Une seule application centralise 8 familles d'avantages exonérés de charges sociales :

  • Repas (titres-restaurant nouvelle génération)
  • Mobilité durable (FMD)
  • Sport et bien-être
  • Culture
  • Télétravail
  • Cadeaux et événements (CSE)
  • Famille (crèche, garde d'enfants)
  • Don et engagement solidaire

Le principe est simple et en rupture avec les anciens modèles : votre collaborateur dépense où il veut, avec sa propre carte bancaire. Grâce à l'open banking, May reconnaît la dépense éligible et le rembourse automatiquement. Liberté de choix totale pour le salarié, conformité URSSAF automatisée pour vous.

Vous pilotez votre stratégie RSE depuis une seule interface, avec un modèle cafétéria : chaque collaborateur arbitre son budget selon ses priorités (mobilité, sport, culture, famille). Plus de 500 entreprises nous font confiance, avec un taux de satisfaction de 86 %.

👉 Découvrez la mission de May, entreprise à mission engagée pour une consommation plus responsable.

Questions fréquentes (FAQ)

Quelle est la différence entre RSE et ESG ?

La RSE est la démarche volontaire de l'entreprise. Le terme ESG (Environnement, Social, Gouvernance) désigne les critères utilisés par les investisseurs pour évaluer cette démarche. La RSE est l'action, l'ESG est la mesure.

Les PME sont-elles concernées par la RSE ?

Oui, totalement. Si seules les grandes entreprises sont soumises à des obligations de reporting (CSRD, DPEF), la Loi PACTE concerne toutes les sociétés. Et les bénéfices (marque employeur, fidélisation, attractivité) sont encore plus marqués pour les PME en concurrence sur les talents.

Combien coûte une démarche RSE ?

Cela dépend du niveau d'ambition. Les actions sur les avantages sociaux (FMD, sport, culture) sont exonérées de charges sociales : leur coût net pour l'employeur est donc bien inférieur à une augmentation de salaire équivalente. C'est de la rémunération optimisée à impact RSE.

Comment mesurer l'impact d'une démarche RSE ?

Avec des indicateurs adaptés à chaque pilier : bilan carbone, taux d'utilisation des avantages, eNPS, turnover, taux de satisfaction, parité, etc. L'essentiel est de choisir 5 à 10 KPIs prioritaires et de les suivre dans la durée.

Faut-il une certification pour sa démarche RSE ?

Non, ce n'est pas obligatoire. Mais des labels (B Corp, Lucie, Engagé RSE de l'AFNOR) ou la conformité ISO 26000 apportent une crédibilité supplémentaire auprès des candidats, clients et investisseurs.

Par où commencer concrètement ?

Par les actions à impact rapide pour vos collaborateurs : déployez une cagnotte d'avantages exonérés couvrant la mobilité douce, le sport et la culture. Vous activez immédiatement les piliers social et environnemental, sans alourdir votre charge administrative. C'est la promesse de May.

Envie d'offrir ça à vos salariés ?

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